Comment les entreprises doivent-elles s’adapter face au développement de l’IA ?

Modern cityscape and communication network concept.
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Une vision commune de la transformation de la filière RH est toujours prônée par le Cercle Humania, depuis sa création en 2009. Dans cette optique, il a organisé un dîner pour discuter de l’avenir du secteur face à la croissance de l’IA. Une soirée au cours de laquelle l’ancien PDG d’Airbus a partagé des conseils au vu de ses expériences.

Le Cercle Humania organisera une nouvelle réunion le 26 mars 2024. Elle vient après celle qui a eu lieu le 6 février 2024, durant laquelle les discussions étaient centrées sur l’essor de l’intelligence artificielle. Ce rendez-vous de février a majoritairement rassemblé des directeurs des ressources humaines, mais d’autres personnalités y ont également participé. C’est le cas par exemple de l’ex-CEO du Groupe Airbus, et patron de la branche française de Palantir, Fabrice Brégier.

Invité d’honneur, ce dernier s’est étalé sur le sujet « L’entreprise de demain à l’épreuve de l’IA ». Il a alors exposé d’importantes précisions concernant les enjeux futurs sur le plan des technologies naissantes et des RH.

Mener la transformation numérique pour optimiser la productivité

Fabrice Brégier a évoqué plusieurs sujets capitaux, à commencer par l’effet de l’IA sur les métiers et les compétences. Il a également abordé les questions sur la mise en place de la gestion des données. Sans oublier le rôle des organisations dans ce changement profond, surtout celui des DRH.

Le président de Palantir France a déclaré en avant-propos que ces dirigeants seront aux premières loges de l’émergence de l’IA. Selon lui, l’expansion de cette technologie engendre une transformation notoire pour tous les collaborateurs de l’entreprise.

L’ancien PDG d’Airbus admet ainsi la légitimité de la peur du remplacement massif. Un phénomène qui s’avère inévitable et qui pourrait provoquer des vagues de reconversion professionnelle. Il indique cependant que l’histoire a prouvé que le succès d’une entreprise a à un certain moment, dépendu de sa capacité à exploiter la robotisation. Pour cela, il a fallu s’appuyer sur les connaissances techniques des employés.

La transformation numérique constitue à ce jour la base de la productivité. Les organisations qui n’y procèdent pas s’exposent ainsi à un réel danger, souligne Fabrice Brégier. Afin d’encourager le plus de monde à démarrer ce changement, il a délivré quelques recommandations. L’ancien dirigeant d’Airbus a affirmé qu’ingénieurs comme ouvriers disposent tous déjà d’une certaine familiarité avec l’IA dans leur vie personnelle. Selon lui, afin d’assurer l’efficacité de son adoption sous l’angle opérationnel :

« […] Il est impératif d’expliquer clairement la nature de la transformation en cours ».

Miser sur la formation et la communication

Fabrice Brégier suggère ainsi aux DRH de diriger systématiquement la formation vers la transformation numérique des métiers. La démystification des technologies digitales et l’élargissement des accès afférents permettent aux collaborateurs de renforcer leurs compétences, signale-t-il. Et de poursuivre que cette montée en compétences joue un rôle primordial dans la quête de leur totale adhésion. Le patron de Palantir France conseille de soutenir les formations capables de réunir des profils/postes différents. Et ceci, que l’on se place dans un contexte de reconversion professionnelle ou non. Elles doivent toutefois les regrouper constamment sur des cas d’utilisation opérationnels.

Fabrice Brégier admet que l’IA représente par essence un vrai levier de transformation. Il regrette de ne pas avoir pu en profiter durant les instants décisifs de son passage chez Airbus. L’ex-CEO du groupe raconte avoir piloté deux transformations fondamentales :

  • Une réorganisation / restructuration ;
  • Le lead manufacturing, extrêmement populaire dans les années 2000.

D’après lui, ces époques étaient parsemées de challenges et s’assimilaient parfois à des compressions de personnel. Le dirigent d’entreprise déplore une communication pas toujours facile et confie qu’ils ont été contraints de :

« […] faire face à une certaine réticence syndicale, craignant une surveillance excessive. »

L’ancien PDG d’Airbus a en outre rappelé que l’IA constitue une importante aide décisionnelle. Elle fournit aux décideurs les données requises pour adopter sans délai des mesures, ou même les prévoir, explique-t-il. Il continue :

« […] C’est particulièrement utile en période de crise ou de transformation, notamment lorsqu’il s’agit de réajuster le planning de production d’un avion. […] »

Ce processus durait auparavant trois mois, ce qui laissait aux conditions du marché le temps d’évoluer. Et cela, même avec des instruments performants, révèle l’expert. Il conclut qu’aujourd’hui, les opérationnels bénéficient du temps réel.

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