La journée de la solidarité continue de rapporter à l’Etat

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Tous les ans, depuis 2004, la journée de la solidarité, initialement fixée le lundi de Pentecôte revient en France. Créée après la canicule de 2003, elle vise à financer le soutien aux personnes les plus vulnérables de l’Hexagone. En 2023, elle a rapporté 3.2 milliards d’euros.

Depuis son instauration en 2004, la journée de solidarité est un rendez-vous annuel pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées en France. Si au tout début, elle a été associée au lundi de Pentecôte, aujourd’hui, c’est n’est plus obligatoirement le cas. Le mécanisme implique juste une journée de travail supplémentaire, non rémunérée pour les salariés, tandis que les employeurs apportent une contribution financière dédiée à ce fonds. Depuis 2008, les modalités de cette journée ont évolué. Les fonds récoltés financent divers services et allocations pour les personnes vulnérables, bien que la journée de solidarité ne représente qu’une part minoritaire du budget global dédié à l’autonomie.

Rappel du principe de la journée de solidarité

La journée de solidarité en France est une initiative visant à financer des actions en faveur des handicapées et des personnes âgées. Le principe consiste à travailler une journée supplémentaire sans rémunération. Les employeurs, quant à eux, versent une contribution équivalente à cette journée de travail.

Aujourd’hui, elle n’est plus obligatoirement fixée pour le lundi de Pentecôte. Cela dépend des choix des entreprises ou des salariés, y compris ceux impliqués dans une mutuelle entreprise et portage salarial.  Les entreprises peuvent répartir les heures sur l’année ou choisir une autre journée. Certaines sociétés comme la SNCF demandent par exemple à leurs employés de travailler quelques minutes de plus chaque jour pour cumuler cette journée de solidarité.

Elle peut donc être mise en oeuvre de différentes manières :

– Par la suppression d’une journée de RTT ;

– Par la transformation d’un autre jour férié en jour travaillé ;

– Par l’allongement de la durée de travail quotidienne ;

– Par la contribution des entreprises (représentant 0,3% de la masse salariale).

 

Les évolutions notées

Selon une étude du cabinet Randstad de 2016, 30 % des salariés ont décidé de travailler le lundi de Pentecôte, contre 44 % en 2005.  Beaucoup de Français préfèrent donc choisir une autre journée chômée, mais payée. En termes de chiffres, en 2023 la journée de solidarité a permis de collecter près de 3,2 milliards d’euros. Ces fonds représentent une part significative, mais minoritaire du financement de la branche autonomie qui s’élevait à 38,6 milliards d’euros cette année-là, la majorité étant financée par la contribution sociale généralisée. Pour 2024, cette somme devrait atteindre les 3,4 milliards d’euros.

Sur ces 3.4 milliards de recettes :

  • 4 milliards seront utilisés pour la CSA ou Caisse de Solidarité autonomie des salariés
  • 860 millions d’euros pour les retraités et les préretraités.

Les principaux bénéficiaires sont :

  • Les EHPAD
  • Les caisses d’allocation personnalisée d’autonomie
  • Les caisses de prestation de compensations de Handicap, etc.

Évidemment, ce ne sont pas leurs seules sources de financement, mais la journée de la solidarité est une contribution importante pour ces institutions. Il convient de noter que cette journée affecte également les modalités de travail dans les entreprises offrant une mutuelle entreprise et dans des secteurs comme le portage salarial.

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